vendredi 22 septembre 2023

DU MEME AUTEUR : Ph.DENIS





 

DU MEME AUTEUR :
Ph.DENIS


PONT ERAMBOURG DE LA REVOLUTION A NOS JOURS
EDITIONS CHARLES CORLET. 1981.

UN VILLAGE DU BOCAGE : St DENIS DE MERE
L'ECHO DE LA SUISSE NORMANDE. 1986.

CLECY, CAPITALE DE LA SUISSE NORMANDE
EDITIONS CHARLES CORLET. 1988.

BALADES EN CALVAD'ORNE. (français/anglais)
L'ORNE COMBATTANTE. 1993-94.

VELODRAME
DERAILLEURS DERNIERES. DECEMBRE 1995. CAEN.

MONDEVILLE : LE QUARTIER CHARLOTTE CORDAY AU FIL DU TEMPS
EDITIONS LA PLANCHE A L'ANE. 1995. REEDITION EN 1999.

LE PERE NOEL ET LE LOUP. (conte)
OUEST-FRANCE. 24/12/96.

SUR LES TRACES DE TES ANCETRES
EDITIONS LA PLANCHE A L'ANE. T1 : 1995. T2 : 1997.

LE CYCLACTEUR
VELOCITE. N�43. SEPTEMBRE 1997. STRASBOURG.

CAEN : PROMENADE A LA PIERRE HEUZE
CO-AUTEUR. EDITIONS LA PIERRE QUI CHANTE. 1998.

MONDEVILLE SOUS LES COUVERTURES
EDITIONS LA PLANCHE A L'ANE. 1999.

HISTORIQUE DE MONDEVILLE
BULLETIN MUNICIPAL. DECEMBRE 1999. N°71.

EN FLANANT A CAHAN
EDITIONS LA PLANCHE A L'ANE. 2000

LE QUARTIER CH. CORDAY AU FIL DU TEMPS
BULLETINS MUNICIPAUX N� 74. OCTOBRE 2001 ET N°75. DECEMBRE 2001

LES JARDINS SECRETS DU MARAIS
EDITIONS LA PLANCHE A L'ANE. 2005
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SITES WEB :

PONT EREMBOURG,VILLAGE FRONTIERE
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MONDEVILLE / MEMOIRES DU QUARTIER CH. CORDAY
http://monsite.orange.fr/histoire-ch.corday


SAINT REMY EN SOL MINEUR
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AU FIL DU NOIREAU
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BLOGS :
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MONDEVILLE, ECRIN DE LA MEMOIRE OUVRIERE
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RASED DU CHEMIN VERT
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ENTRE TERRE ET EAU : LE MARAIS DU BIEZ A MONDEVILLE
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MONDEVILLE : DU VILLAGE A LA VILLE
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LA VALLEE DU NOIREAU AU FIL DU TEMPS





 

xx ème SIECLE

1906 : Le pont des Fourneaux est remplacé par un pont en béton armé. Il sera détruit en 1944.
1909 : La Compagnie des Chemins de Fer de L'Ouest est rachetée par l'Etat.
1914-1918 : La plupart des poilus ornais furent regroupés au 103ème Régiment d'Infanterie d'Alençon.
1925 : Construction de l'église de Pont d'Ouilly.
1926 : Crue centennale du Noireau et de l'Orne (23 jours)
1928 : La société Férodo rachète l'usine du Rocray (Cahan)
1929 : Mort de l'ancien maire de Cahan, Mr Tranquille Husnot.
1932 : Projet de distribution d'électricité sur le territoire de la commune de Cahan par la Société de Distribution d'électricité de l'Ouest.
1933 : Incendie de l'église de Cahan.
1934 : Une grande kermesse a eu lieu dans le parc du château des Planches au profit de la restauration de l'église.
1935 : Restauration de l'église de La Canet.
1938 : Création de la S.N.C.F. Le service voyageurs de la ligne Falaise-Berjou est supprimé (1er mars). La Société "Le Chameau" achète la filature Alavoine (Les Fourneaux).
1939 : Début de l'occupation allemande.
1941 : Lutte contre les doryphores.
1944 : Au sud-ouest de la commune de Cahan , un avion allié a été touché par la défense anti-aérienne allemande de la vallée du Noireau (nuit du 4-5 août). Les occupants de cet avion ont une sépulture commune à Cahan.
Destruction des ponts routiers de la vallée du Noireau.
Cahan est libéré par les Anglais (15 août).
1947 : Crue du Noireau.
1948 : Reconstruction du pont des Planches. Elle fut financée par les dommages de guerre
1949 : 1er mandat de Mr Y de Saint Pol.
1951 : Un film intitulé "Le Plaisir" avec entre autres l'acteur Jean Gabin, a été tourné aux Planches.
1967 : Le dernier curé de Cahan, l'Abbé Noire décéde le 2 août.
1968 : L'école de Cahan est raccordée au réseau d'adduction d'eau.
1970 : S.N.C.F. le service "voyageurs" est supprimé. Seul le trafic "marchandises" demeure.
1974 : Le Noireau déborde...
1979 : S.N.C.F. fermeture de la ligne Caen-Flers. Seuls quelques train spéciaux (marchandises) l'emprunteront).
1981 : Fermeture de l'école de Cahan.
1987 : L'ancienne église de Cahan est endommagée par une tempête.
1990 : Crue décennale du Noireau (10 jours).
1995 : Crue trentennale du Noireau (21 jours). Elections municipales : Mr J. Houssaye est élu maire de Cahan.
1999 : Rénovation de la mairie de Cahan. La toiture de son église est soufflée par la tempête du 26 décembre.

LA VALLEE DU NOIREAU AU FIL DU TEMPS




 XIXème siècle

1811 : A Cahan, projet de construction d'un nouveau presbytère à proximité de la Vieille Eglise à l'emplacement du précédent.
1836 : Mort de l'Abbé Brémenson, prêtre proscrit
1837 : Le toit de chaume du presbytère de Cahan est remplacé par de l'ardoise.
La compagnie des Chemins de Fer de L'Ouest est créé.
Construction de la filature des Fourneaux (Cahan)
1849 : La route Condé sur Noireau-Pont d'Ouilly est classée en moyenne communication.


1864 : Construction de la filature du Rocray (Cahan)
1867 : Le pont en bois des Planches à Cahan est remplacé par un pont en pierre.
1868 : Ouverture de la ligne de chemin de fer Flers-Berjou-Pont d'Ouilly.
1870-71 : Occupation du Bocage par l'Armée Prussienne.
1871 : A Cahan, projet de construction d'une nouvelle église au hameau La Canet dans un petit pré dénommé "Le Champ des Vaux".
1873 : A Cahan, construction d'une nouvelle église et d'un presbytère à quelques pas de celle-ci. Aux Fourneaux, construction d'un pont en bois pour franchir le Noireau.
Mort accidentelle du curé de Cahan, l'Abbé Goulet. Il était âgé de 44 ans. Ouverture de la ligne de chemin de fer Caen-Berjou par le tunnel des Gouttes.
1874 : A Cahan, inauguration du cimetière près de la nouvelle église.
Ouverture de la ligne de chemin de fer Falaise-Berjou (23 km).
1875 : Le moulin à foulon des Planches (Cahan) est détruit par un incendie.
1886 : A Cahan, projet de construction de deux écoles.
1888 : Vente de l'ancienne église des Planches.
1890-94 : Construction du château des Planches par Mr Gustave Desbordeaux. Démolition du Logis des Prépetit.

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 XVIIIème siècle

1738 : Berjou compte 179 feux.
1755: Mesnil-Hubert (120 feux), Athis de L'O (621 feux) er Ste Honorine La Ch (290 feux).
1766 : Erection du calvaire de "La Forêt "(route La Bijude- La Canet).
1789 : Rédaction d'un cahier de doléances par les Cahanais.
1790 : (22 mars) Par lettre patente du roi sont créés 83 départements. C'est ainsi que Cahan est devenu une des 508 communes de l'Orne.
1795-99 : Le comte de Frotté (un des chefs de la guérilla chouanne) se rendit plusieurs fois au hameau La Canet à Mesnil-Hubert chez le marquis de Noirville.



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 XVIIème siècle

1610 : St Marc d'Ouilly s'orthographie Sanctus Marcus de Ouilleye
1626 : Epidémie de peste. 400 personnes en meurent
1643 : Erection du Calvaire "La Croix la Grippe" à Berjou (épidémie de grippe dans la région en 1640-41).
1674 : Les protestants du Bocage tiennent un synode provincial à Condé sur Noireau.
3000 habitants à Condé sur Noireau.
1676 : 176 personnes sont victimes d'une épidémie "flux de sang".
1680 : Construction du moulin à foulon aux Planches (Cahan)
1681 : Guillaume de Rollon céde Cahan à Raoul Taisson.
1685 : Révocation de l'Edit de Nantes.

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 XIVème siècle

1327 : Mort de St Roch.
1346 : Mesnil-Hubert est partiellement détruit lors de la première invasion anglaise.

XVème siècle

1418 : Condé sur Noireau tombe au pouvoir des Anglais.
1449 : Charles VII chasse les Anglais qui occupaient la région depuis 33 ans.

XVIème siècle

1533 : Charles D'Olliamson prend le titre de seigneur de Cahan.
Construction de l'ancienne église de Cahan.
Edification de la chapelle St Roch à St Marc d'Ouilly.
Fabrication de tissus dans la région d'Athis.
1558 : Guerre de religion (début des troubles). Guillaume Payen, seigneur de Ste Honorine La Chardonne et Suzanne Payen, sa soeur furent les premiers calvinistes de la région.
1562 : Les deux curés de Ste Honorine La Ch s'enfuient car les protestants veulent les tuer.
Fin du siècle : Bataille entre protestants et catholiques au Hamel (Mesnil-Hubert). Le ruisseau de la Mare des Bois était rouge de sang des malheureux combattants.

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 IX-Xème siècles

Des snekkjas légères remontent le Noireau. Les églises et les fermes isolées sont souvent la cible des raids.
Les moulins banaux deviennent propriétés exclusives des seigneurs.

XIème siècle

Les vikings (Danois, Suédois et Norvégiens) s'implantent progressivement dans la région mais la population d'origine (Gaëls, Krimris et Celtes) restera toujours majoritaire.
Construction des premiers moulins à foulon dans la région.

XIIème siècle

1150 : Invasion anglaise. Destruction de l'ancienne église de Rouvrou.
Construction de l'église de St Marc d'Ouilly.
Existence attestée du pont et de la chapelle de Pont d'Ouilly.
Epidémie de lèpre.
XIIIème siècle
1212 : Henri de Beaufou aumône ses biens qu'il possède à Cahan à l'Abbaye de Cerisy.
Epidémie de lèpre.
1256 : Saint Louis séjourne à Condé sur Noireau.
1295 : Naissance de Saint Roch

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 IIIème siècle

270-280 : Des pillards Saxons (Germains de la mer du Nord) remontent le Noireau avec des embarcations légères. Ce cours d'eau étant plus important à cette époque qu'aujourd'hui, ils allèrent.très en amont de Cahan.

IVème siècle

397 : Mort de St Martin. Son culte prendra une grande extention dans la région. Plusieurs églises lui seront dédiées (St Martin des Champs à St Denis de Méré et St Martin à Condé sur Noireau).

V-VIII ème siècles

Les terres défrichées gagnent timidement sur la forêt de chênes et de hêtres.

LA VALLEE DU NOIREAU AU FIL DU TEMPS


 LA VALLEE DU NOIREAU AU FIL DU TEMPS


AU NEOLITHIQUE

La région que traverse le Noireau n'était qu'une vaste forêt peu fréquentée par l'homme.

AGE DU BRONZE FINAL (-1200.-700)

Vestiges archéologiques à Cahan.

CAHANAIS CELEBRE: PIERRE-TRANQUILLE HUSNOT




 PIERRE-TRANQUILLE HUSNOT

Pierre-Tranquille Husnot nait à Cahan en 1840. Fils de paysans protestants, il entre à l’Ecole Nationale d’Agriculture de Grigon. Il sympathisera avec plusieurs chercheurs qui l’initieront à la botanique et lui transmettront leur passion pour cette science. Ses travaux l’amenèrent à voyager en Europe, en Afrique et en Amérique. Fondateur de la Revue Bryologique et animateur de la Société Linnéenne de Normandie, ce savant publia de nombreux ouvrages scientifiques dont certains peuvent être consultés à la bibliothèque de Caen (fonds normand) et à la mairie de Cahan. Aujourd’hui, il repose dans un petit cimetière protestant à un jet de pierre de son hameau natal, La Bijude.

Pierre-Tranquille Husnot nait à Cahan en 1840. Fils de paysans protestants, il entre à l’Ecole Nationale d’Agriculture de Grigon. Il sympathisera avec plusieurs chercheurs qui l’initieront à la botanique et lui transmettront leur passion pour cette science. Ses travaux l’amenèrent à voyager en Europe, en Afrique et en Amérique. Fondateur de la Revue Bryologique et animateur de la Société Linnéenne de Normandie, ce savant publia de nombreux ouvrages scientifiques dont certains peuvent être consultés à la bibliothèque de Caen (fonds normand) et à la mairie de Cahan. Aujourd’hui, il repose dans un petit cimetière protestant à un jet de pierre de son hameau natal, La Bijude.

CAHANAIS CELEBRE : CH. BREMENSON, PRETRE PROSCRIT

 CH. BREMENSON, PRETRE PROSCRIT

Dans un petit ouvrage* de 53 pages, intitulé “Ch. Bremenson, curé de Cahan pendant la Révolution et la Terreur”, l’Abbé C. Macé, nous raconte comment ce prêtre réfractaire vécut durant plusieurs années dans la clandestinité.
L’Abbé Bremenson avait 32 ans lorsqu’il vint en octobre 1779 comme vicaire à Cahan. En 1791, il avait refusé le serment qu’imposait la Constitution Civique du Clergé. En 1792, se sentant menacé, il prêta serment pour se conformer aux ordres du gouvernement. Puis fortement impressionné par les massacres de prêtres et le pillage des églises, il se rétracta le 1er avril 1794. A partir de cette date, commença sa vie aventureuse de prêtre proscrit.
Sans cesse, recherché par les Républicains, il trouvait refuge chez ses paroissiens. Pendant sept ans, costumé en pauvre ouvrier, un bissac rempli des ornements sur l’épaule, il parcourut sa paroisse pour visiter les malades, bénir un mariage ou célébrer une messe. C’est en juillet 1836, à l’âge de 89 ans que l’ancien prêtre proscrit de Cahan s’éteignit.

* Ch. Bremenson, curé de Cahan pendant la Révolution et la Terreur. Abbé C. Macé. 1898. Imprimerie catholique. Flers.

LA FAMILLE DE LA ROQUE-CAHAN

 LA FAMILLE DE LA ROQUE-CAHAN


... La fin de cette branche des La Roque est triste à raconter. Commençons par l’aïeul du dernier qui posséde, à Cahan, le manoir de la Fosse, par le comte de La Roque-Cahan. Il débuta dans la carrière militaire, comme page de Louis XV, et, rentra dans ses foyers avec le grade de colonel. Il avait épousé la fille du comte de St Paul. Quand vint la tourmente révolutionnaire, il crut de son devoir d’aller offrir ses services à Louis XVI; et l’un des derniers serviteurs de la monarchie qui s’écroulait, il fut fait prisonnier aux Tuileries, à la journée du 10 Août. Dans sa jeunesse, et lorsqu’il était page, il avait connu le Duc d’Orléans : c’est dans la fatale charrette qu’il devait le revoir. Au pied de l’échafaud, à ce moment suprême, les yeux du Duc d’Orléans se portèrent sur lui, il le reconnut, et lui tendant la main : “La Roque, lui dit-il, soyons amis, avant de mourir”. La Roque retira la sienne, et d’une voix ferme : A vous l’honneur Monseigneur, montez le premier”.

... La Roque-Cahan et Frotté pénétrèrent en Normandie en 1795. Ce sera le premier chapitre des luttes* de notre Bocage.

HISTOIRE DU CANTON D’ATHIS ET DE SES COMMUNES. HECTOR DE LA FERRIERE-PERCY. 1858. EDITEUR AUGUSTE AUBRY. PARIS.

* chouannerie normande

CAHANAIS CELEBRE : CENDRIN RUAULT

 

 CAHANAIS CELEBRE
CENDRIN RUAULT

DURANT LA GUERRE DE CENT ANS

L‘armée anglaise, dès le début de l’occupation du Bocage, souffrit de l’indiscipline de ses soldats. Les pires exactions “vivans sur le pays en pillant, robant et destroussant” furent commises envers les paysans. Certains refuseront de se soumettre et prendront les bois. Progressivement ce premier noyau sera grossi par tous les mécontents. Le cahanais Cendrin Ruault en fit partie. Il rejoignit un groupe de rebelles conduit par un dénommé Boschier. Il se livra durant plusieurs mois à une guerre d’embuscades. La répression de l’armée anglaise fut immédiate. Les exécutions de partisans furent nombreuses. Cendrin Ruault fut, lui aussi, capturé lors d’une expédition anglaise. Il fut pendu à Domfront, le 9 mai 1436.

LA RESISTANCE A L’OCCUPATION ANGLAISE EN BASSE-NORMANDIE. (1418-1450). ROGER JOUET. CAHIER DES ANNALES DE NORMANDIE N°5. CAEN .1969.

LA VALLEE DE L’AMIANTE



 LA VALLEE DE LA MORT


Dès 1906, Mr Denis Auribaut, inspecteur départemental du Travail dénonçait les effets nocifs de l’inhalation de poussières d’amiante. Dans son rapport, il y décrit entre autres l’action de ce minéral fibreux sur les poumons : “Les cristaux viennent éroder et déchirer le tissu pulmonaire, provoquant par leur action une phitisie spéciale. Leurs effets sur l’organisme humain sont bien connus des hygiénistes et ont été étudiés dans les fabriques de ciment et les chantiers de taille meulière”.
Il faudra attendre 93 ans pour que la faute inexcusable de l’employeur Férodo devenu Valéo, soit reconnue.
En mai 1999, la Cour d’Appel de Caen a en effet, considéré que “ Férodo a failli à l’obligation élémentaire d’informer ses salariés des dangers auxquels elle n’ignorait pas les exposer...
Aucun document n’est produit d’où il résulterait que l’employeur ait tenté de limiter les effets de l’inhalation de poussières d’amiante..
Il avait manifestement la volonté de privilégier les objectifs de rentabilité au mépris des règles que dictait la plus élémentaire prudence.”

FILATURE DU ROCRAY/ S.A. FERODO



 FILATURE DU ROCRAY/ S.A. FERODO

Enfouie dans un vallon toujours vêtu de vert, cette ancienne filature fut bâtie en 1864 par Henri Delessart. En 1870, elle fut équipée d’un gazomètre pour l’éclairage au gaz, d’une roue hydraulique et d’une machine à vapeur utilisée lors des périodes de basses eaux durant lesquelles le Noireau joue à saute-cailloux. En 1928, après trois ans de fermeture, cet établissement fut racheté par la société Férodo pour y installer un atelier d’impression de tissus d’amiante. Par la suite, on y fabriquera des liants pour garnitures de freins.
En 1979, cette usine employait 168 personnes (2 cadres, 30 coll et 136 agents). Elle ferma à la fin des années 80. Elle occupait encore 120 ouvriers.

LA FILATURE DES FOURNEAUX / USINE “ LE CHAMEAU



 LA FILATURE DES FOURNEAUX / USINE “ LE CHAMEAU

Dissimulée lors de la frondaison, cette ancienne filature de coton fut construite à la fin des années 1830 par Nicolas Duros. Vers 1848, elle changea de propriétaire (Mr Neyrou). Celui-ci la fit agrandir et la dota d’une machine à vapeur en 1865. En 1927, cet établissement ferma ses portes. La même année, il fut racheté par Claude Chamot et il devint le berceau de l’activité industrielle de la société “Le chameau”, spécialisée dans la fabrication de bottes.
Aujourd’hui, fort de 85 ouvriers qualifiés, cette unité de production peut fabriqué 700 bottes en caoutchouc naturel par jour.

LE MOULIN DES PLANCHES

 LE MOULIN DES PLANCHES

Depuis longtemps, ce moulin à eau ne fait plus bruire sa machinerie. Restauré, démoli puis reconstruit, au fil des siècles, cet ancien moulin banal “ appartenant au suzerain” est cité dans plusieurs actes dont les plus anciens datent des XIe et XIIIe siècles. Jusqu’à la Révolution de 1789, l’usage de ce moulin à blé était obligatoire pour tous les Cahanais dépendant de la seigneurie des Planches. En amont, il y avait deux autres moulins à Cambercourt.

* Sa roue à aubes est encore visible.

LE MOULIN A FOULON




 LE MOULIN A FOULON

Jadis, il existait un moulin à foulon dans l’actuel parc du château en bordure du Noireau.
Sur une pierre de cette bâtisse, pierre aujourd’hui scellée dans un mur de l’actuel château, fut gravée “1680”, date qui correspond certainement à l’année de sa construction. En 1875, il fut détruit par un incendie occasionné par des flammèches échappées d’une locomotive à vapeur. Etant désaffecté depuis plusieurs années, il ne fut pas reconstruit. Un siècle plus tard, ses pierres furent réutilisées pour l’édification du château .

LE KIOSQUE DE LA BIJUDE


 

Ce kiosque fut détruit par la tempête du 26 décembre 1999. Située à l’entrée de l’ancienne propriété de Mr Tranquille Husnot, cette “guérite” insolite semblait surveiller le carrefour de la Bijude. En réalité, elle permettait à la maîtresse de maison ou à ses enfants d’attendre près de la cheminée le passage du boulanger.

LA GARE





La gare de Berjou-Cahan bâtie à la fin des années 1870 fermée au trafic “voyageurs” depuis 1970 et au trafic “marchandises” depuis 1979, était au croisement de la ligne Caen-Flers* (1873) et de la ligne Condé sur Noireau-Falaise (1874). La compagnie de l’Ouest et la compagnie des Normands mirent en commun un service voyageurs et deux fois par jour, des correspondances étaient possibles entre les trains de la grande et de la petite ligne.
Si, cette gare à l’architecture ordinaire et caractéristique d’une station de village est désertée par les voyageurs, la gare possède néanmoins des occupants. Depuis plusieurs années, l’ex-logement de fonction a été reconverti en résidence secondaire.

* Ouverture de la ligne Berjou-Cahan-Flers en 1868

L’ECOLE


 L’ECOLE

L’école des filles et des garçons furent construites en 1888. La première était située “en bordure du chemin du Hamel et la seconde le long de la route principale”. A partir de 1949, suite à une chute des effectifs, Cahan n’eut plus qu’une classe unique où les élèves du C.P. au C.M. étaient réunis. Enfin, en 1981, le nombre d’élèves étant insuffisant pour maintenir son ouverture, l’école fut rattachée au R.P.I. (regroupement pédagogique intercommunal) de Mesnil-Hubert-Saint Philbert.

LES EGLISES








 L’ANCIENNE EGLISE

Située à la naissance d’un mamelon, l’ancienne église des Planches date du XVIe siècle. Ce lieu de culte de grès et de granit sert aujourd’hui de grange. Seules, ses deux fenêtres géminées (XVIème siècle) et sa magnifique porte romane trahissent encore sa fonction originelle. Jusqu’à la fin du siècle dernier, des boiseries datant du XVIIème siècle couronnaient l’autel. Le portrait de Saint Contest, sixième évêque de Bayeux et second patron de la paroisse y était encadré. Enfin le cimetière qui entourait ce sanctuaire est redevenu herbage où paissent des moutons insouciants.


Il y a quelques années, le puissant vent d’Ouest pris d’une folie dévastatrice, avait emporté une partie de sa toiture.

L’EGLISE SAINT PIERRE

Accroché au flan d’une éminence, ce santuaire des champs semble surveiller les coteaux escarpés et les collines boisées. Bâti en 1873, il brûla le 23 juillet 1933. Deux ans plus tard, il fut reconstruit à l’identique. Seul le clocher fut modifié. De nouveau, le 26 décembre 1999, il sera endommagé : sa toiture sera soufflée par une violente tempête. A l’ombre de son clocher, se trouve le cimetière. Cet humble champ de repos rural fut crée en 1874.

Pommiers chargés de belles pommes